Découverte en cabriolet du gros son electro fusion à La Réunion

Découverte en cabriolet du gros son electro fusion à La Réunion

Bonjour à tous!

Comment se passe votre semaine?
Ce weekend nous sommes allés avec une voiture de location Reun’Loc
à une « TEUF » sur la base ULM de Cambai. Du bon son de 22h le Samedi à Midi le dimanche!

Nous y avons rencontrés une tribu de passionnés de musique électronique dont certains membres ont ouvert une école de dj à Saint-Gilles-les-Bains tout près de notre agence.

Du coup nous avons creusé un peu et trouvé un super article sur la musique éléctronique à la Réunion:
Faites le plein de noms et d’info à découvrir en compagnie des sons de DJ AGRUME un Dj local plein de talent.

LE SON AGRUME

La Réunion electro fusion
Sophian FANEN 7 juillet 2014 à 18:06

GRAND ANGLE
Depuis les années 90, le département français de l’océan Indien voit émerger une scène intégrant le maloya et le séga traditionnels. Un métissage musical qui reflète le mélange des populations de l’île, venues d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Yaurait-il un second volcan qui se réveille à la Réunion ? Musical, cette fois. Car, si l’île française de l’océan Indien est connue pour le maloya et le séga, ce sont aujourd’hui les sonorités électroniques qui y prennent racine, se métissent et trouvent en ce moment une forme au caractère très marqué.

C’est Jérémy Labelle qui a joué le rôle d’éclaireur en métropole l’hiver dernier. Parti défendre son beau et bien nommé premier album, Ensemble, lors des Transmusicales de Rennes, le musicien créole avait montré que la pulsation du maloya, la musique des esclaves devenue fierté de tous, pouvait admirablement se fondre dans les beats techno. Tout un monde de possibles sonores s’était alors ouvert pour les festivaliers. «Ça bouillonne sur place», avait promis Labelle. Ne restait plus qu’à aller voir cette lave électronique à la recherche de son point de fusion.

La Réunion a déjà une longue histoire avec les musiques électroniques. Dans les années 90, des soundsystems techno métropolitains, lassés par les circulaires antirave des années Pasqua-Debré-Chevènement, ont pris la direction des tropiques et se sont installés sur l’île. Là, ils ont trouvé des recoins montagneux à n’en plus finir, des plages et une préfecture moins regardante. «DJ l’Abuse et Nicox ont été les premiers à poser des platines sous les filaos. C’était des Métros qui nous faisaient découvrir ces nouvelles sonorités», se souvient Rodolphe Legras, né il y a bientôt quarante-quatre ans sur l’île où il a fondé Zong, premier groupe réunionnais à se saisir des machines pour en tirer une mixture locale.

Pendant la décennie, deux ou trois fêtes électroniques agitaient donc la Réunion chaque week-end, notamment au sud, entre Etang-Salé et Saint-Pierre. La Parisienne Lan-K, 41 ans aujourd’hui, est arrivée un peu plus tard, au début des années 2000, au pic de cette agitation libre : «Il y a douze ans, ces free parties étaient très actives et mélangées, il y avait des Métros et des Créoles. Puis la préfecture s’est attaquée aux soundsystems et les organisateurs ont vieilli. Ils étaient venus ici se mettre au vert, puis ils ont eu 40 ans et deux enfants… Ça calme un peu !»
Le maloya et les autonomistes

La scène electro actuelle s’est néanmoins construite sur cet héritage : Zong puis Zorteil en ont gardé un goût certain pour la techno et la house music avant d’y fondre peu à peu la si particulière rythmique du kayamb, la percussion centrale du maloya qui entrechoque des graines dans des tiges de canne à sucre et sonne comme une vague.

Mais le maloya n’était pas la priorité de la nouvelle génération. Cette vieille musique des esclaves d’Afrique mêlée aux sonorités des travailleurs forcés venus d’Inde ou de Madagascar a été poursuivie par la police des années 50 aux années 70 parce qu’elle portait des envies d’indépendance, avant de revenir au premier plan grâce à quelques courageux et aux revendications autonomistes du Parti communiste réunionnais.

Jako Maron

Jako Maron

Cette histoire en a fait une matière sensible sur l’île, et Jako Maron, un autre quadra activiste des premiers temps électroniques, lui, a longtemps préféré le hip-hop au sein du groupe Ragga Force Filament, pionnier du genre. «Au début, mes seules influences extérieures étaient quelques cassettes de Vangelis et de Jean-Michel Jarre, on n’avait pas beaucoup le choix ici. Puis on a découvert Run DMC et Afrika Bambaataa», se souvient-il, assis dans son studio bourré d’instruments à Saint-Denis, la «capitale» de la Réunion. «Pour moi, l’électronique arrivait comme un gros cheveu sur la soupe. Sous les tropiques, elle était déplacée alors que le reggae était une évidence, une résonance. Il fallait un cheminement, un son plus chaud que la techno, qui évoque les murs gris de Berlin alors qu’ici le soleil brille toute l’année.»

Mais Jako Maron n’en est pas moins «fier» de son île. Le maloya et le séga se sont donc lentement insinués dans sa musique. «La difficulté, c’est de respecter la liberté du kayamb, explique-t-il. La techno est très rigide, alors que le maloya se balade quelque part entre une rythmique binaire et une ternaire… C’est difficile de restituer cette liberté.» Lui a choisi de sampler les voix de ses héros, Danyel Waro ou Patrik Manent, et de les mêler à un beat techno qui imite le chaloupement du kayamb, quand Labelle marche dans ses pas en préférant enregistrer les instruments du maloya un par un et reconstituer un nouveau son à partir de cette matière.

Les acteurs d’une forme plus traditionnelle de la musique, bienveillants, se laissent sampler, même s’il se trouvera toujours quelques râleurs pour penser que ce versant électronique naissant est un irrespect. «La Réunion est née du mélange, alors métissons. Je préfère éviter les puristes», coupe court le grand et calme Dominique Iva, alias Psychorigid, 43 ans, lui-même petit-fils grisonnant d’Indien tamoul et de Breton…
Des artistes locaux à côté de Jeff Mills

C’est cette liberté-là qu’exploitent aujourd’hui de nombreux jeunes sur l’île. La petite et ronde créole Agnès Tourville, 24 ans, s’est lancée comme DJ sous le nom Agneska. Elle se dit à la recherche «d’une mystique commune. Le maloya et la techno ont toutes deux dérangé, et je pense donc qu’il y a ici une base culturelle qui permet de comprendre l’électronique : une envie commune de ne pas se laisser fermer la bouche. Ce sont aussi deux musiques de transe qui me font le même effet.» Joué dans les kabars, des cérémonies où la musique ne s’arrête pas pendant des heures et mène les danseurs dans un état second, le maloya évoque effectivement l’oubli que génère la pulsation techno dans les clubs de New York ou Berlin.

Le duo Do Moon a lui aussi très naturellement plongé dedans et joue aujourd’hui une techno-house moderne, chargée en basses et nourrie des derniers styles que sont le dubstep et la trap, qui irriguent la Réunion comme le monde entier. «On est vraiment décomplexés vis-à-vis du maloya et on s’en nourrit aujourd’hui comme d’autres musiques d’ailleurs», explique Florent Dubosc, moitié du groupe. D’autant qu’un festival est venu ces dernières années achever ce renouvellement créatif. Ce festival, ce sont les Electropicales, nées en 2009 comme «une fête organisée par le club de rugby de Saint-Denis, qui voulait faire autre chose qu’un calendrier à poil», résume Thomas Bordese, qui fut joueur pour le XV Dionysien avant d’organiser ce festival qui a désormais pris sa place dans les rendez-vous electro français de la saison. «Notre idée de départ, c’était de programmer des artistes locaux parce qu’on sait qu’il y a ici de la qualité et qu’on veut la faire connaître, dit-il, mais aussi d’amener dans ce coin perdu de l’océan Indien des musiciens qui racontent l’histoire des musiques électroniques.» Après le pionnier de Detroit, Jeff Mills, l’an dernier, ce sont cette année Scan X, héros discret de la techno française, et les compressions ultramélodiques de Vitalic qui sont venus remuer le stade de rugby de Champ-Fleuri, qui accueille toujours le festival.

Les Electropicales

«On est venus comme festivaliers et ça nous a motivés», explique Vincent Tiverne, étudiant aux Beaux-Arts du Port et membre du trio Poumon, l’un des jeunes groupes poussés par les Electropicales 2014, comme Labelle avant eux. «Ça a été comme un déblocage, on a l’impression de faire partie d’une génération qui a la chance de pouvoir se faire entendre.» Zong a bien participé au Printemps de Bourges en 1998 et Zorteil tourné régulièrement en métropole. Les Electropicales sont devenues en quelques années le point de ralliement et le porte-voix de la nouvelle scène réunionnaise, autant accélérateur que conséquence d’une accélération qui doit aussi beaucoup au déploiement de l’Internet haut débit jusque dans les hauts, les flancs de montagne où des maisons se nichent dans le moindre recoin.
Saint-Denis, étape entre Rio et Bombay

«Si la scène a toujours été très zoreille [métropolitaine, ndlr], les Créoles s’y mettent de plus en plus et désormais, il n’est pas rare de trouver un marmaille [un gamin] des hauts de Saint-Leu qui fait un dubstep qui tue, continue Psychorigid. Il y a toujours des effets de mode, avec notamment une grosse domination du reggae et du reggaeton ici, mais l’horizon des jeunes s’ouvre désormais au monde entier», et la Réunion ne peut qu’en profiter. «Beaucoup de gamins préfèrent encore l’electro façon David Guetta ou Avicii parce que ça marche et que ça passe à la télé, mais ça avance, constate pour sa part Sébastien Broquet, le programmateur des Electropicales. L’exemple typique, c’est Agrume, un jeune producteur qui a commencé dans un créneau vraiment très commercial et qui est en train de changer, d’enrichir sa musique. C’est cela que l’on essaie de créer avec le festival. Désormais, la Réunion a autre chose à offrir à côté du maloya.»

Petit à petit, tout s’aligne pour faire entrer l’île dans la ronde des scènes électroniques originales, même si sur place les Pot’irons, à Saint-Denis, sont un des rares lieux de diffusion depuis la fermeture du Bug de Saint-Pierre et la refonte à venir des Récréateurs. Ce qui explique que la plupart de ces musiciens ont un autre métier qui les fait vivre.

Idéalement placée entre les très prolifiques scènes d’Afrique du Sud et d’Inde, l’île pourrait même se connecter naturellement à l’axe informel qui relie aujourd’hui les musiques hyper dynamiques du Sud, qu’elles soient nées à Rio de Janeiro, Johannesburg, Luanda ou Bombay.

C’est ce dont rêve Arash Khalatbari, un Iranien né en 1971 et arrivé à Paris treize ans plus tard. Il y a créé le Trio Ekova et connu le succès à la fin des années 90 avant de s’installer à la Réunion, où il a trouvé ce qu’il considère comme «un modèle de métissage», malgré les tensions créées par une pauvreté endémique et le manque de travail. «Avec le maloya, la Réunion a une rythmique très caractérielle qui est en train de trouver sa forme électronique et absorbe tout le reste à merveille, s’emporte-t-il. La domination musicale de l’hémisphère Nord touche à sa fin, maintenant c’est au Sud de jouer et nous en faisons partie.»

Par Sophian Fanen Envoyé spécial à la Réunion Photos Cyril Plomteux
Article original sur http://next.liberation.fr/musique/2014/07/07/la-reunion-electro-fusion_1059154

Super article n’est-ce pas?
Si vous avez des bons plans à nous communiquer sur des soirées ou évènement musicaux à venir à la Réunion
n’hésitez pas à nous informer nous feront passer le mot!

En attendant tout cela, ce soir c’est rdv avec le son, on passera retrouver dj Reda aux platines
à l’Accacia de Saint-Gilles les bains au volant d’une de nos voiture de location
smart roadster cabriolet rouge 3 cylindres turbo

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A bientôt chez Reun’Loc

DJ REDA Une légende de la minimal techno à la Réunion

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